COMMISSION SUR LA CONDITION DES FEMMES (CCF): LE CAUCUS DES FEMMES
1. Présidence et Compte rendu
Jerotich Seii, de l'organisation Centre d'Education des Femmes et de Démocratie (ECWD), qui s'était portée volontaire pour présider cette réunion, a envoyé dire qu'elle était malade. Jacqueline Anam-Mogeni, de l'organisation "Coalition sur la Violence contre les Femmes" (COVAW), a accepté de la présider à sa place. Muthoni Wanyeki, du Réseau de Communication et de Développement des Femmes Africaines (FEMNET), s'est proposée de faire le compte rendu.
2. Rapports des Groupes de Travail
2.1 Groupe de travail sur le Plan de Travail Proposé de la CCF
Le groupe a rapporté qu'ils avaient circulé leur déclaration. Mais d'après ce qu'elles savaient, la CCF avait ignoré les suggestions portant sur le besoin de réviser les thèmes prioritaires. Il n'était presque plus possible de faire pression autour de ladite déclaration, puisque la CCF avait déjà presque conclu les discussions concernant cet article.
2.2 Groupe de travail sur le SIDA
Le groupe a rapporté que la déclaration avait été circulerai et que les membres suivaient officieusement l'évolution des travaux sur cette question. Bien plus, la déclaration avait été bien reçue par les femmes œcuméniques et circulée à travers leur réseau partout dans le monde. Les autres membres du Caucus Africain ont demandé à avoir des copies de la déclaration dans le but de sensibiliser leurs délégations. Il a été consenti que Muthoni Wanyeki, de FEMNET, ferait des copies et les apporterait à la réunion de compte rendu des ONG le matin suivant.
2.3 Groupe de Travail sur le Racisme
Le Caucus Africain a félicité ce groupe de travail pour l'excellente déclaration qu'il a produite la veille. Les membres de ce groupe ont vivement demandé aux autres membres du comité électoral Africain, de participer au travail d'ensemble de toutes les ONG qui étudierait le sujet de langues proposées devant être utilisées pour les conclusions convenues. Le groupe de travail d'ensemble des ONG se réunissait à 3 heures de l'après-midi dans le Café Vienne. D'autres membres du comité électoral Africain ont demandé des copies de la déclaration afin d'aider dans le travail de langue et sensibiliser leurs délégations. Il a été consenti que Muthoni Wanyeki, de FEMNET, ferait des copies et les apporterait à la réunion de compte rendu des ONG le matin suivant.
Il a été noté que le document proposé sur les résultats de la Conférence Mondiale Contre le Racisme (CMCR), était déjà prêt et avait été le thème des discussions, la semaine antérieure, à Genève. Apparemment, les gouvernements du Sud avaient rejeté ce document des résultats parce qu'il ne tenait compte des recommandations d'aucun des comités préparatoires régionaux du Sud Ils ont proposé que les déclarations des comités préparatoires régionaux du Sud soient incorporées au document des résultats. A cause de l'impasse ainsi créée, la Haute Commission sur les Droits Humains avait décidé de tenir une deuxième réunion d'inter sessions avant le comité préparatoire global prévu pour le mois de mai à Genève.
La question qui s'est alors posée était celle de savoir ce que les ONG des femmes Africaines devraient faire entre-temps. Stella Makanya, de l'organisation "Femmes de Loi dans le Développement en Afrique (WILDAF)", a offert aux membres du Caucus Africain, un document sur les procédures de participation dans la CMCR. Muthoni Wanyeki, de FEMNET, a offert, dès son retour au bercail, de le traduire et de le circuler et d'en faire de même pour le compte rendu et la liste des participants. Les membres ont vivement été encouragées à visiter, durant l'intérim, le site web de la Haute Commission des Droits Humains, www.un.org, à décharger le document des résultats, et à commencer à l'examiner aussi bien individuellement qu'institutionnellement, puis de le partager, non seulement avec d'autres membres du Caucus Africain, mais aussi avec des organisations de leurs pays qui, pour autant qu'elles le sachent, prendront part au comité préparatoire du mois de mai .
3. Sujets Divers
3.1 Urgente Action relative au Conflit
Mary Ssonko, d'ActionAid-Ouganda, a rapporté qu'elle avait reçu un message de l'organisation "Femmes Partenaires de Paix dans les Grands Lacs" qui est basée au Rwanda, demandant que le Caucus Africain mette en relief le besoin de tenir les gouvernements responsables du carnage se reproduisant dans leur région, en particulier en ce qui concerne la République Démocratique du Congo. Il a fallu remarquer que le besoin de responsabilité en ce qui concerne la paix n'était pas exclusivement une préoccupation des grands lacs ou de l'Afrique de l'est, mais de toute l'Afrique. Ce qui a entraîné la vive recommandation d'une position unifiée. Il a été ensuite noté qu'il existe des situations récentes qui nécessitent une réponse du Caucus Africain, y compris le viol et la mutilation des femmes à Pemba et à Zanzibar, l'expulsion des femmes de la Côte d'Ivoire et ainsi de suite. Un groupe de travail a donc été établi pour rédiger une déclaration du Caucus Africain sur ces questions.
3.2 Processus de Révision de 2005
Mary Ssonko, de Action Aid d'Ouganda, a aussi fait remarquer que la position du Caucus Africain en ce qui concerne 2005 la préoccupait. Dans la matinée, le Caucus Africain s'était engagé à revenir à la réunion d'ensemble de compte rendu des ONG avec une position sur cette question. Quelle devrait être la signification du processus de révision pour les femmes Africaines? Fournit-il la possibilité de mobiliser des ressources pour l'application des programmes, ou bien concerne-t-il seulement les rapports et le plaidoyer, ou alors les deux?
Il a été noté que les Africains n'ont pas beaucoup fait pour appliquer la Plate-forme d'Action de Beijing (PFA). Par conséquent, quelques membres du comité électoral Africain étaient contre l'idée de tenir une autre conférence mondiale, surtout parce que les femmes de la base ne peuvent pas participer à une telle conférence mondiale. Elles ont vivement soutenu que l'emphase porte sur des processus de révision aux niveaux local, national et régionaux.
Mais il y a eu quelque désaccord avec ceci étant donné qu'il était remarquable qu'au moins les questions de genre sont à l'ordre du jour maintenant, même si la politique spécifique et des actions de programme proposées n'avaient pas été entreprises. Quelques autres membres du Caucus Africain étaient d'avis qu'une conférence mondiale était importante, pour maintenir la pression sur les gouvernements. Et elle nous permettrait de souligner le fait que les ONG des femmes d'Afrique et le reste du sud, avaient besoin des ressources pour travailler, surtout quand il est clair que les gouvernements ne font pas leur travail. Quelques membres ont aussi supporté l'appel à lier des cibles de genre avec les droits humains liés à l'environnement, des cibles reproductives et sociales telles qu'elles ont été établies à Rio, Vienne, Le Caire et Copenhague à travers une conférence du méga-monde qui relie tous ces processus.
Le groupe travaillant sur le programme de travail à proposer à la CCF a affirmé qu'elles n'avaient pas exclu le besoin d'un processus de révision de haut niveau dans leur déclaration. Mais elles avaient aussi mis l'accent sur le besoin des processus innovateurs de révision aux niveaux local, national et régionaux. Il a été finalement consenti que nous devrions voter pour les deux approches au processus de révision de 2005.
3.3 Afri-Aids
Pauline Muchina, du Conseil Mondial des Eglises(CME), voulait attirer l'attention sur le fait qu'Afri-Aids, une organisation basée aux Etats-Unis, collecte des fonds au nom des femmes Africaines et de celui du SIDA, sans remettre ces fonds aux femmes Africaines. Il a été déclaré que nous ne pourrions pas empêcher des organisations de collecter des fonds. Cependant, si elles ne travaillent en réalité pas pour les femmes Africaines de façon significative, le temps finirait éventuellement par le révéler et de telles organisations tomberaient. Tout ce qui serait vivement recommandable, c'est de la prudence en traitant avec de telles organisations. Il a donc été vivement demandé aux membres du Caucus Africain d'être vigilantes au risque d'être utilisées dans le but de légitimer des ordres de jour externes.
3.4 Secrétaire Général de l'OUA
Celles qui n'étaient pas à la réunion de compte rendu le matin ont été informés que Hon Dr Inonge Lewanika-Mbikusita de Zambie, contesterait la position de Secrétaire Général de l'OUA. Beauty Maenzanise, de l'organisation "Ministères Globaux", a fait circuler des photocopies de C.V. du Dr Inonge Lewanika-Mbikusita aussi bien que les lettres préparées par les membres du Caucus Africain après la réunion de compte rendu dans laquelle on a vivement demandé à son Président de supporter sa nomination. Ces lettres ont été signées dans le but d'être envoyées partout comme motion de solidarité du tout premier candidat femme qui ait jamais contesté cette position.
3.5 La CCF de l'année prochaine
Beauty Maenzanise, de l'organisation Ministères Globaux, a fait remarquer qu'il y avait très peu de femmes Africaines qui travaillent sur le plaidoyer avec les différents processus et mécanismes de l'ONU. Par exemple, elle était l'unique femme Africaine travaillant sur les mécanismes de développement social. On a insisté sur le besoin de partager des informations et de travailler en collaboration de façon consistante afin de mettre en valeur les connaissances et les expériences acquises dans des processus et mécanismes variés des Nations Unies. Une journaliste Nigériane a suggéré que le Caucus Africain devrait considérer avoir des branches nationales ou des points focaux afin de veiller à ce que ce travail soit effectivement fait.
Irène Ovonji-Odida, de l'organisation "Fédération Internationale des Femmes Avocats" (FIDA) basée en Ouganda, a aussi souligné que nous avons besoin d'une meilleure préparation avant d'arriver à New York pour la CCF. Nous devrons avoir lu les documents de travail, y avoir répondu en soulignant les préoccupations et la langue proposée afin que nous arrivions ici prêtes à militer en faveur de tout cela. La responsabilité d'une telle préparation retombe sur des organisations coordinatrices comme FEMNET et WILDAF, mais aussi sur les autres membres du Caucus Africain qui peuvent avoir accès à l'Internet pour ces informations.
Aissata de Diop, de WILDAF, a souligné qu'il est nécessaire, si possible avant la CCF, de fournir de l'orientation pour les ONG des femmes Africaines, et aussi tout au long de la CCF. Les ONG des femmes Africaines devrait essayer de mettre deux à deux, dans leurs délégations respectives, une combinaison de nouvelles et de vieilles participantes à la CCF, dans le but d'assurer les remplacements de même qu'un grand corps de femmes Africaines capables de militer efficacement pendant ces sessions. Martha Koome, de "la Fédération Internationale des Femmes Avocats (FIDA)" basée au Kenya, a noté que c'était aussi important de programmer des réunions formelles entre le Caucus Africain et nos délégations. Si nous nous étions rencontrés cette fois-ci, notre travail de lobby sur la langue aurait été plus facile.
Hon Martha Karua, de la Ligue des Femmes Electrices, a suggéré que nous utilisions l'occasion fournie par les thèmes de la CCF de l'année prochaine, "la pauvreté et la mondialisation", pour essayer d'avoir une ou plusieurs réunions nationales sur ces sujets avant de venir à New York. De plus, nous devrions essayer de tenir une conférence régionale sur ces mêmes thèmes avant l'année prochaine. Elle a proposé Nairobi, au Kenya comme le lieu de cette conférence et a vivement demandé à FEMNET et à WILDAF, ainsi qu'à d'autres réseaux régionaux, de donner suite à cette proposition.
Muthoni Wanyeki de FEMNET, a déclaré qu'elles planifiaient de traduire et de faire circuler par l'e-mail toutes les notes et les documents produits pendant cette CCF. Une liste postale électronique basée sur la liste des adresses rassemblées pourrait probablement être établie, laquelle fournirait un canal de consultation continuelle et de travail en réseau tout au long de l'année.
Les membres du Caucus Africain ont remercié toutes celles qui ont rendu les réunions du Caucus Africain possibles: celles qui se chargées de la logistique, celles qui ont présidé, pris des notes, participé aux groupes de travail, et ainsi de suite. Nous avons beaucoup accompli: une puissante présentation dans la journée internationale de la femme, trois déclarations qui ont bien été accueillies sur chacun des thèmes, et une bonne base de militantisme ici comme au bercail, et enfin, une déclaration commune avec les femmes de l'Asie Pacifique et des comités électoraux latino-américains et Antillais. Puissions-nous même faire bien mieux la prochaine fois!
(fin/african caucus/lmw/01)
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